Malgrél'humour et la vertu Il faut ici montrer son cul Malgré la haine et la fierté Il faut ici se défroquer Malgré l'amour et la tendresse Il faut ici montrer. joelle et ses anges . joelle et ses anges: joelle et ses anges: Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer. joelle et ses anges. amusement discussion
Aux cabinets Malgré l'humour et la vertuIl faut ici montrer son culMalgré la haine et la fiertéIl faut ici se défroquerMalgré l'amour et la tendresseIl faut ici montrer ses ! poussez ! les constipésLe temps ici n'est pas comptéVenez ! venez ! foules empresséesSoulager là votre diarrhéeCar en ces lieux souvent chérisMême le papier y est qu'on y pète, soit qu'on y roteTout est permis au sein des chiottesMais ? graine de vérole ou de morpionN'oubliez pas d'vous laver l'fionDe ces WC tant usitésPréservez donc l' gloire à nos vespasiennesDe faïence ou de porcelaine !Que l'on soit riche ou bien fauchéJamais de classe dans les WCPines de smicards ou de richardsVenez tous voir mon urinoir !Qu'ils s'appellent chiottes, goguenots, watersTout l'monde y pose son derrièreOn les dit turcs ou bien tinettesTout est une question de cuvetteQuand celles-ci se trouvent bouchéesNous voilà tous bien entrez aux cabinetsNous raconter vos p'tits secretsSavoir péter c'est tout un artPour ne pas chier dans son cet écrit vous semble idiotTorchez-vous-en vite au plus tôtSi au contraire il peut vous plaireAffichez-le dans vos waters !!!
Nousnous contentons d’indiquer quelques possibles traductologiques que nous avons déjà eu l’occasion d’exposer dans le numéro d’Equivalences 35/1-2, 2008 consacré à la traduction de l’humour et qui dépendent de la nature de la fixité sur laquelle repose le défigement. « La fixité serait une structuration sous-jacente à l’usage de la langue conditionnant d’une manière
...à afficher à l'intérieur de votre porte de WC... Désolée pour ceux qui s'attendait à de la BELLE poésie **************************************************-****1Vous qui venez iciDans une humble posture, De vos flans alourdis Déposer un fardeau, Veuillez, quand vous aurez soulagé la nature Et déposé dans l'urne un modeste cadeau, Epancher de l'amphore un courant d'onde pure Et, sur l'autel fumant poser en chapiteau Ce couvercle arrondi dont l'austère jointure Aux parfums indiscrets doit servir de tombeau2Ce lieu respecteras De station prolongée ne feras Pas à côté ne viseras De gros bouquin n'emporteras Du bon papier utiliseras Mais une seule feuille à la fois prendras La chasse d'eau toujours tireras En sortant, la fenêtre ouvriras Et un parfum disperseras3C'est ici que repose Une certaine dose D'une certaine chose Qui ne sent pas la rose. Celui qui se propose De faire ici sa prose Doit avant toute chose Tenir porte close4C'est ici que tombent en ruines Tous les déchets de la cuisine. Dans un lieu aussi respectable, Il faut se tenir ici comme à table Et garder le bord de la lunette Aussi propre que celui de son assiette. Si vous venez sans papier ni paille, Léchez vous les doigts au lieu de salir la muraille5Lorsque, après de longs instants de Concentration extrême, parfois douloureuse, Vous ressortirez de ce local exigu,Les traits enfin apaisés, Le regard éclairé comme Par une aura intérieure,Vous aurez au moinsPar la lecture de ce messageL'impression de ne pas avoir totalement perdu votre temps... Votre navigateur ne peut pas afficher ce tag vidéo. Et aussiMalgré l'humour et la vertuIl faut ici montrer son culMalgré la haine et la fiertéIl faut ici se défroquerMalgré l'amour et la tendresseIl faut ici montrer ses ! Poussez ! Les constipésLe temps ici n'est pas comptéVenez ! Venez ! foules empresséesSoulager là votre diarrhéeCar en ces lieux souvent chérisMême le papier y est qu'on y pète, soit qu'on y roteTout est permis au sein des chiottesMais ? Graine de vérole ou de morpionN'oubliez pas d'vous laver l'fionDe ces WC tant visitésPréservez donc l' gloire à nos vespasiennesDe faïence ou de porcelaine !Que l'on soit riche ou bien fauchéJamais de classe dans les WCPin3s de smicards ou de richardsVenez tous voir mon urinoir !Qu'ils s'appellent chiottes, goguenots, watersTout l'monde y pose son derrièreOn les dit turcs ou bien tinettesTout est une question de cuvetteQuand celles-ci se trouvent bouchéesNous voilà tous bien entrez aux cabinetsNous raconter vos p'tits secretsSavoir péter c'est tout un artPour ne pas chier dans son cet écrit vous semble idiotTorchez-vous-en vite au plus tôtSi au contraire il peut vous plaireAffichez-le dans vos waters !!! 1 - J'aime Je connaisais la premièremais avec l'"auguste" jointure au lieu d'austère. j'ai reçu hier un mail avec la photo d'un posterNotre but commun étant de veiller à létat impeccable de ce lieu MESSIEURSVeuillez vous rapprocher, elle est plus courte que vous ne pensez !MESDAMESVeuillez rester assises pendant toute la durée de la performance !MERCI 1 - J'aime Vous ne trouvez pas votre réponse ? En réponse à neila_1159464 Et aussiMalgré l'humour et la vertuIl faut ici montrer son culMalgré la haine et la fiertéIl faut ici se défroquerMalgré l'amour et la tendresseIl faut ici montrer ses ! Poussez ! Les constipésLe temps ici n'est pas comptéVenez ! Venez ! foules empresséesSoulager là votre diarrhéeCar en ces lieux souvent chérisMême le papier y est qu'on y pète, soit qu'on y roteTout est permis au sein des chiottesMais ? Graine de vérole ou de morpionN'oubliez pas d'vous laver l'fionDe ces WC tant visitésPréservez donc l' gloire à nos vespasiennesDe faïence ou de porcelaine !Que l'on soit riche ou bien fauchéJamais de classe dans les WCPin3s de smicards ou de richardsVenez tous voir mon urinoir !Qu'ils s'appellent chiottes, goguenots, watersTout l'monde y pose son derrièreOn les dit turcs ou bien tinettesTout est une question de cuvetteQuand celles-ci se trouvent bouchéesNous voilà tous bien entrez aux cabinetsNous raconter vos p'tits secretsSavoir péter c'est tout un artPour ne pas chier dans son cet écrit vous semble idiotTorchez-vous-en vite au plus tôtSi au contraire il peut vous plaireAffichez-le dans vos waters !!!Si j'osais... ne pas lire si vous venez de manger Je l'afficherais dans les toilettes des filles pour ceux des garçons, je ne sais pas, je n'y vais pas , de la boite où je bosse car certaines filles, ou au moins une, oublient de tirer la chasse et le fond de la cuvette est jaune ! même pas de papier pour aller avec.... J'ai vraiment failli vomir un jour tellement ça sentait mauvais. Et encore, je ne vous parle pas de la cuvette "retapissée" couleur marron et l'odeur qui allait avec. Et le pire, c'est quand je vois certaines filles sortir des WC sans faire un tour par le lavabo et qui sortent de là, tout sourire ! Le truc, c'est de repérer le poste où elle se trouve pour ne pas être en contact avec le clavier qu'elles utilisent... ni même la chaise ! Beurk !!!Voilà, c'était le post puant de la journée Bises quand même !!! J'aime 6 C'est ici que tombent en ruines Tous les talents de la cuisine Malgré l’honneur et la vertu C’est ici qu’il fait voir tout son cul J'aime
Lorganisme principal détenant des archives sur l'armée française au Maroc est le Service historique de la Défense (SHD). Et d'abord les fonds de l'Armée de Terre. Au sein de ces fonds, c'est la sous-série 3 H qui vous intéressera. Voici la présentation de cette sous-série sur le site du SHD : Ce fonds comprend :
Le quinquina est un arbuste dont l’écorce permet d’obte- nir la quinine, laquelle entre, comme on sait, dans la composition de la chloroquine. Il permet de lut- ter contre la fièvre. Les jésuites le rapportent du Pérou en 1649. On est alors sous Louis XIV. Assez vite, dans une France où la fièvre est partout, mortelle et récurrente, liée entre autres aux nombreux maré- cages, étangs et marais, comme on le voit dans Ridicule, le film de Patrice Leconte, le quinquina fait fureur. Il apparaît dans les salons, les lettres, les livres, et même dans les cabinets. Dans un monde sou- mis aux médecins de Molière et dépourvu d’antalgiques, la mort et la souffrance sont partout, chez les puissants comme chez les autres. La Fontaine le rappelle Pandore, que ta boîte en maux était féconde ! /Que tu sus tempérer les dou- ceursdecemonde!/Apeineen sommes-nous devenus habitants, / Qu’entourés d’ennemis dès les premiers instants, / Il nous faut par des pleurs ouvrir notre carrière / On n’a pas le loisir de goûter la lumière.» Fièvres répandues dans les airs» Comme le quinquina n’est pas sans efficacité, beaucoup y voient donc un remède miraculeux. Les temps d’épidémie activent un mélange d’information, de charlatanisme, de politique et d’opportunisme. Le sujet ou le citoyen se trouve écar- telé par ces différents chevaux. La situation lui permet rarement de savoir quel est le bon. Les saillies spectaculaires du professeur Raoult et les réactions qu’elles provoquent rappellent les aventures du quin- quina. Ni la chloroquine du léonin et spectaculaire notable marseillais ni le Président qui a rendu visite à celui-ci n’ont bénéficié, comme le quinquina et comme Louis XIV, du soutien et de la soumission de La Fontaine. Lequel publie, en 1682, un poème célébrant d’un même élan le médicament et le Roi-Soleil, tout en étant candidat malheureux à l’Académie. Le poème du quinquina, divisé en deux chants, est un petit événement poétique, scientifique et mon- dain. La Fontaine fréquente alors le salon de Madame de La Sablière et il est devenu l’ami d’un médecin célèbre, François de La Salle, dit Monginot, dont un texte, De la gué- rison des fièvres par le quinquina, a beaucoup de succès. La Fontaine utilise ce sujet à la mode, qu’il vul- garise et politise, pour montrer sa virtuosité. A la cour de Louis XIV, les guéris par le quinquina sont exhibés, invités, commentés. Ce sont des rescapés du fiévreux péché humain. Dans le premier chant, le poète décrit en effet l’humanité, enfant de Prométhée, soumise à la colère et à la jalousie des dieux. L’Olympe lui a envoyé pestes, fièvres, poisons répandus dans les airs. / Pandore ouvrit sa boîte ; et mille maux divers / S’en vinrent au secours de notre intempérance.» Comme en 1720 dans le Journal de l’année de la peste, de Daniel Defoe, le créateur du confiné Robinson Crusoé, l’homme est responsable du mal qui l’accable. Son appétit, ce qu’on n’appelle pas encore sa volonté de puissance, l’a condamné. Dieu, les dieux, la Providence, la nature, appelez ça comme vous voudrez, quelque chose qui le dé- passe en tout cas, lui présente la note, et elle est salée. La fièvre en fait partie. Heureusement, nous dit La Fontaine, un des dieux fut touché du malheur des humains ; / C’est celui qui pour nous sans cesse ouvre les mains ; / C’est Phébus Apollon ; de lui vient la lumière, / La chaleur qui descend au sein de notre mère.» Phébus a bien sûr choisi Louis XIV, le Roi-Soleil, le majestueux syno- nyme du Dieu, pour manifester sa générosité. Il ne semble pas que l’actuel président, ni d’ailleurs la plupart des dirigeants de ce monde, ait bénéficié d’une telle mansué- tude. Il faut mériter le remède, et l’écrivain qui vous célèbre en le célébrant. On apprend bien des choses dans ce poème, en particulier sur les bons sauvages que les fièvres, mais surtout les médications épargnent. Avec humour, La Fontaine croit savoir que chez les peuples sans lois, sans arts et sans sciences» ; les remèdes fréquents n’abrègent point leurs jours, / Rien n’en hâte le long et le paisible cours. / Telle est des Iroquois la gent presque immortelle /La vie après cent ans chez eux est encor belle. / Ils lavent leurs enfants aux ruisseaux les plus froids ; / La mère au tronc d’un arbre, avecque son carquois, / Attache la nouvelle et tendre créature ; / Va sans art apprêter un mets non acheté. / Ils ne tra- fiquent point les dons de la nature ; […]. Enfin il faut mourir ; car sans ce commun sort / Peut-être ils se mettraient à l’abri de la mort / Par le secours de l’ignorance.» Ils ne trafiquent point les dons de la na- ture ces Iroquois ressemblent aux zadistes de Notre-Dame-des-Landes qui, contrairement aux punks, ne paraissent pas coiffés de crêtes ; mais il faut apprécier la chute, précise et cruelle, qui rebat des cartes rousseauistes qui semblaient distribuées. Les dieux sont ambigus et maîtres, comme tant de patrons, des injonctions contradictoires. Ils détestent l’audace de Prométhée, mais ils lui ont donné le goût de la connaissance Pour nous, fils du savoir, ou, pour en parler mieux, /Esclaves de ce don que nous ont fait les dieux, / Nous nous sommes prescrit une étude infinie ; / L’art est long, et trop courts les termes de la vie. / Un seul point négligé fait errer aisément.» Et La Fontaine se lance dans une longue description rimée et informée aux meilleures sources médicales de l’époque, comme il ne cesse de le rappeler de la fièvre et du remède. Je n’en citerai que deux passages. Sa force, c’est l’âpre, c’est l’amer» D’une part, voici le médicament et sa notice Cet arbre ainsi formé se couvre d’une écorce / Qu’au cinnamome on peut comparer en couleur. / Quant à ses qualités, principes de sa force, / C’est l’âpre, c’est l’amer, c’est aussi la chaleur. / […]. Mais la principale vertu / Par qui soit ce ferment dans nos corps combattu / C’est cet amer, cet âpre, ennemis de l’acide, / Double frein qui, domptant sa fureur homicide, / Apaise les esprits de colère agités.» La maladie est décrite dans le lan- gage des dieux», en termes mytho- logiques mais aussi psychologiques, comme si le virus s’appelait Phèdre ; et, lorsqu’on lit la fièvre exerce en vain ses fureurs impuissantes / D’autres temps sont venus ; Louis règne ; et les dieux / Réservaient à son siècle un bien si précieux», c’est comme si Thésée donnait au public une morale politique à la maladie. Cette morale conviendrait aujourd’hui aux divers fauves pris dans les phares de l’événement, à ces fauves qu’on élit pour gouver- ner ; mais elle n’est plus d’actualité. D’autre part, voici une partie de l’ordonnance La base du remède étant ce divin bois, / Outre la cen- taurée on y joint le genièvre ; / Faible secours, et secours toutefois. / De prescrire à chacun le mélange et le poids, / Un plus savant l’a fait examinez la fièvre, / Regardez le tempérament ; / Doublez, s’il est besoin, l’usage de l’écorce ; / Selon que le malade a plus ou moins de force, / Il demande un quina plus ou moins véhément. / Laissez un peu de temps agir la maladie / Cela fait, tranchez court ; quelque- fois un moment / Est maître de toute une vie.» On apprend ailleurs que Nulle liqueur au quina n’est contraire / L’onde insipide et la cervoise amère, / Tout s’en imbibe ; il nous permet d’user / D’une bois- son en tisane apprêtée.» Comme un grog, en somme. Le plaisir enve- loppe la potion. A l’heure des soins, pas de scrupules L’actuel virus semble être né en Chine. D’où viendra le remède, s’il vient ? De Chine, peut-être ? On verra bien. La Fontaine, lui, se de- mande très vite pourquoi le brave Apollon a fait pousser l’écorce du quinquina si loin du centre civilisé du monde, des peuples connus» Entre elle et nous s’étend tout l’empire des flots. / Peut-être a-t-il voulu la vendre à nos travaux ; / Peut-être il la devait donner pour récompense / Aux hôtes d’un climat où règne l’innocence.» Et revoilà le bon sauvage, dont l’homme civilisé a vite fait de tirer parti. Tout mal a son remède au sein de la nature», mais la nature s’est éloignée des hommes qui la domestiquent, qui s’en émancipent, et il leur faut en retrouver la vertu dans l’un de ces endroits reculés qui, du temps de La Fontaine, existaient encore. Il leur faut aussi, naturellement, se repentir et se réformer, pour re- trouver la mesure. C’est une morale apparente du poème Corrigez- vous, humains ; que le fruit de mes vers / Soit l’usage réglé des dons de la nature.» Nicolas Hulot ne dirait pas autre chose, plus longuement et moins bien. Mais cette morale n’est pas sentimentale, ni entière. Elle doit elle-même être tempé- rée, autrement dit nuancée par un pragmatisme cher à La Fontaine Que si l’excès vous jette en ces ferments divers, / Ne vous figurez pas que quelque humeur impure / Se doive avec le sang épuiser dans nos corps ; le quina s’offre à vous, usez de ses trésors.» A l’heure des soins, pas de scrupules. Et, avant de célébrer une dernière fois le roi comme il se doit, le poète précise Eternisez mon nom, qu’un jour on puisse dire Le chantre de ce bois sut choisir ses sujets ; / Phébus, ami des grands projets, /Lui prêta son savoir aussi bien que sa lyre.» Telle est la véritable morale du poème, d’un poème qui ne cesse de mettre en scène l’exploit d’écriture de l’auteur au sein même du récit qu’il développe Route qu’aucun mortel en ses vers n’a tentée / Le dessein en est grand, le succès malaisé ; / Si je m’y perds, au moins j’aurais beaucoup osé.»
Lesprovocations du professeur Choron, les couvertures de Reiser, ne doivent pas devenir des pièces de cabinet de curiosités : c'est aux hommes des années 2000 que, grâce à Thiellement, elles s'adressent, malgré la distance temporelle, et malgré les ruptures idéologiques qui ont brisé leurs « machines de guerre ».

La Fée Aux Miettes Pages de titre Titre I. II. III. IV. V. VI. VII. VIII. IX. X. XI. XII. XIII. XIV. XV. XVI. XVII. XVIII. XIX. XX. XXI. XXII. XXIII. XXIV. XXV. XXVI. CONCLUSION. Page de copyright Charles Nodier LA FÉE AUX MIETTES 1832 édité par les Bourlapapey, bibliothèque numérique romande Table des matières À M. FLAVIEN DE MAGNONCOURT, MEMBRE DE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS, Maire de Besançon. Cher Flavien, Je n’ai jamais dédié mes livres qu’à mes amis. Recevez celui-ci, qui n’est peut-être pas le moindre, puisqu’il a été deux fois imprimé, deux fois contrefait, deux fois traduit, et que les journaux n’en ont rien dit. Et puis, ne le lisez pas ; mais aimez-le pour l’amour de moi. CHARLES NODIER, Titre AU LECTEUR QUI LIT LES PRÉFACES. Je vous déclare, mon ami, et qui que vous soyez, je vous donne ce nom, selon toute apparence, avec une affection plus sincère et plus désintéressée qu’aucun homme dont vous l’ayez jamais reçu ; je vous déclare, dis-je, qu’après le plaisir de faire quelque chose qui vous soit agréable, je n’en ai point ressenti d’aussi vif que celui de lire, d’entendre raconter, ou de raconter moi-même une histoire fantastique. C’est donc à mon grand regret, que je me suis aperçu depuis longtemps qu’une histoire fantastique manquait de la meilleure partie de son charme quand elle se bornait à égayer l’esprit, comme un feu d’artifice, de quelques émotions passagères, sans rien laisser au cœur. Il me semblait que la meilleure partie de son effet était dans l’âme, et comme c’est là, en vérité, l’idée dont je me suis le plus sérieusement occupé toute ma vie, il s’en va sans dire qu’elle devait infailliblement me conduire à faire une sottise, parce que c’est un résultat auquel je n’échappe jamais quand je raisonne. La sottise dont il est question cette fois-ci est intitulée la Fée aux Miettes. Je vais vous dire maintenant pourquoi la Fée aux Miettes est une sottise, afin de vous épargner trois ennuis assez fâcheux celui de me le dire vous-même après l’avoir lue ; celui de chercher les raisons de votre mauvaise humeur dans un journal ; et jusqu’à celui de feuilleter le livre au lieu de le jeter au vieux papier, pour votre honneur et pour le mien, à côté du Roi de Bohême, avant d’avoir attenté du tranchant de votre couteau d’ébène à la pureté de ses marges toujours vierges. Notez bien toutefois que je vous engage à ne pas commencer, et non à ne pas finir, ce qui serait une précaution de luxe, à moins que votre mauvaise destinée ne vous ait condamné comme moi à l’intolérable métier de lire des épreuves, ou au métier plus intolérable encore d’analyser des romans ! Allez maintenant ! et prenez pitié de moi, refrain de litanies qui n’est pas commun dans les préfaces. J’ai dit souvent que je détestais le vrai dans les arts, et il m’est avis que j’aurais peine à changer d’avis ; mais je n’ai jamais porté le même jugement du vraisemblable et du possible, qui me paraissent de première nécessité dans toutes les compositions de l’esprit. Je consens à être étonné ; je ne demande pas mieux que d’être étonné, et je crois volontiers ce qui m’étonne le plus, mais je ne veux pas que l’on se moque de ma crédulité, parce que ma vanité entre alors en jeu dans mon impression, et que notre vanité est, entre nous, le plus sévère des critiques. Je n’ai pas douté un instant, sur la foi d’Homère, de la difforme réalité de son Polyphème, type éternel de tous les ogres, et je conçois à merveille le loup doctrinaire d’Ésope, qui l’emportait, au moins en naïveté diplomatique, sur les fins politiques de nos cabinets, du temps où les bêtes parlaient, ce qui ne leur arrive plus quand elles ne sont pas éligibles. M. Dacier et le bon La Fontaine y croyaient comme moi, et je n’ai pas de raisons pour être plus difficile qu’eux en hypothèses historiques. Mais si l’on rapproche l’événement des jours où j’ai vécu, et qu’on m’en affronte d’un ton railleur à travers de brillantes théories d’artiste, de poète et de philosophe, je m’imagine tout d’abord qu’on imagine ce qu’on me raconte, et me voilà malgré moi en garde contre la séduction de mes croyances. À compter de ce moment-là, je ne m’amuse qu’à contre-cœur, et jedeviens ce que vous êtes peut-être déjà pour moi, un lecteur défiant, maussade et mal intentionné, vu que je ne sais pas à quoi sert la lecture, si ce n’est à amuser ceux qui lisent. Ce n’est probablement pas à les instruire ou à les rendre meilleurs. Regardez plutôt. Permettez-moi, mon ami, de vous présenter cette pensée sous un aspect plus sensible, dans un exemple. Quand je courais doucement ma vingt-cinquième année entre les romans et les papillons, l’amour et la poésie, dans un pauvre et joli village du Jura, que je n’aurais jamais dû quitter, il y avait peu de soirées que je n’allasse passer avec délices chez le patriarche de mon cher Quintigny, bon et vénérable nonagénaire qui s’appelait Joseph Poisson. Dieu ait cette belle âme en sa digne garde ! Après l’avoir salué d’un serrement de main filial, je m’asseyais au coin de l’âtre sur un petit bahut assez délabré qui faisait face à sa grande chaise de paille ; j’ôtais mes sabots, selon le cérémonial du lieu, et je chauffais mes pieds au feu clair et brillant d’une bonne bourrée de genévrier qui pétillait dans le sapin. Je lui disais les nouvelles du mois précédent qui m’étaient arrivées par une lettre de la ville, ou que j’avais recueillies en passant de la bouche de quelque mercier forain, et il me rendait en échange, avec un charme d’élocution contre lequel je n’ai jamais essayé de lutter, les dernières nouvelles du sabbat, dont il était toujours instruit le premier, quoiqu’il ne fût certainement pas initié à ses mystères criminels. Par quelle mission particulière du ciel il était parvenu à les surprendre, c’est ce que je ne me suis pas encore suffisamment expliqué, mais il n’y manquait pas la plus légère circonstance, et j’atteste, dans la sincérité de mon cœur, que je n’ai de ma vie élevé le moindre soupçon sur l’exactitude de ses récits. Joseph Poisson était convaincu, et sa conviction devenait la mienne, parce que Joseph Poisson était incapable de mentir. Les veillées rustiques de l’excellent vieillard acquirent de la célébrité à cent cinquante pas à la ronde. Elles devinrent des soirées auxquelles les gens lettrés du hameau ne dédaignèrent pas de se faire présenter. J’y ai vu le maire, sa femme et leurs neuf jolies filles, le percepteur du canton, le médecin vétérinaire, qui était un profond philosophe, et même le desservant de la chapelle, qui était un digne prêtre. Bientôt on exploita le thème commun de nos historiettes à l’envi les uns des autres, et il ne se trouva personne au bout de quelques semaines qui n’eût à raconter quelques événements du monde merveilleux, depuis les lamentables aventures d’une noble châtelaine des environs qui se changeait naguère en loup-garou pour dévorer les enfants des bûcherons, jusqu’aux espiègleries du plus mince lutin qui eut jamais grêlé sur le persil ; mais mon impression allait déjà en diminuant, ou plutôt elle avait changé de nature. À mesure que la foi s’affaiblissait dans l’historien, elle s’évanouissait dans l’auditoire, et je crois me rappeler qu’à la longue nous n’attachâmes guère plus d’importance aux légendes et aux traditions fantastiques, que je n’en aurais accordé pour ma part à quelque beau conte moral de M. de Marmontel. L’induction que je veux tirer de là se présente assez naturellement si elle est vraie. C’est que pour intéresser dans le conte fantastique, il faut d’abord se faire croire, et qu’une condition indispensable pour se faire croire, c’est de croire. Cette condition une fois donnée, on peut aller hardiment et dire tout ce que l’on veut. J’en avais conclu, – et cette idée bonne ou mauvaise qui m’appartient vaut bien la peine que je lui imprime le sceau de ma propriété dans une préface, à défaut du brevet d’invention, – j’en avais conclu, dis-je, que la bonne et véritable histoire fantastique d’une époque sans croyance ne pouvait être placée convenablement que dans la bouche d’un fou, sauf à le choisir parmi ces fous ingénieux qui sont organisés pour tout ce qu’il y a de bien, mais préoccupés de quelque étrange roman dont les combinaisons ont absorbé toutes leurs facultés imaginatives et rationnelles. Je voulais qu’il eût pour intermédiaire avec le public un autre fou moins heureux, un homme sensible et triste qui n’est dénué ni d’esprit ni de génie, mais qu’une expérience amère des sottes vanités du monde a lentement dégoûté de tout le positif de la vie réelle, et qui se console volontiers de ses illusions perdues dans les illusions de la vie imaginaire ; espèce équivoque entre le sage et l’insensé, supérieur au second par la raison, au premier par le sentiment ; être inerte et inutile, mais poétique, puissant et passionné dans toutes les applications de sa pensée qui ne se rapportent plus au monde social ; créature de rebut ou d’élection, comme vous ou comme moi, qui vit d’invention, de fantaisie et d’amour, dans les plus pures régions de l’intelligence, heureux de rapporter de ces champs inconnus quelques fleurs bizarres qui n’ont jamais parfumé la terre. Il me semblait qu’à travers ces deux degrés de narration, l’histoire fantastique pouvait acquérir presque toute la vraisemblance requise… pour une histoire fantastique. Je me trompais cependant, et voilà, mon ami, ce que vous dira votre journal. Un fou n’intéresse que par le malheur de sa folie, et n’intéresse pas longtemps. Shakspeare, Richardson et Goethe ne l’ont trouvé bon qu’à remplir une scène ou un chapitre, et ils ont eu raison. Quand son histoire est longue et mal écrite, elle ennuie presque autant que celle d’un homme raisonnable, qui est, comme vous le savez, la chose la plus insipide que l’on puisse imaginer, et si je refaisais jamais une histoire fantastique, je la ferais autrement. Je la ferais seulement pour les gens qui ont l’inappréciable bonheur de croire, les honnêtes paysans de mon village, les aimables et sages enfants qui n’ont pas profité de l’enseignement mutuel, et les poètes de pensée et de cœur qui ne sont pas de l’Académie. Ce que votre journal ne vous dira pas, c’est que cette idée m’aurait rebuté de mon livre, si je n’y avais vu qu’un conte de fées ; mais que par une grâce d’état qui est propre à nous autres auteurs, j’en avais peu à peu élargi la conception dans ma pensée, en la rapportant à de hautes idées de psychologie où l’on pénètre sans trop de difficulté quand on a bien voulu en ramasser la clef. C’est que j’avais essayé d’y déployer, sans l’expliquer, mais de manière peut-être à intéresser un physiologiste et un philosophe, le mystère de l’influence des illusions du sommeil sur la vie solitaire, et celui de quelques monomanies fort extraordinaires pour nous, qui n’en sont pas moins fort intelligibles, selon toute apparence, dans le monde des esprits. Ce n’est ni de l’Académie des Sciences, ni de la Société de Médecine que je parle. Ce que votre journal vous dira, c’est que le style de la Fée aux Miettes est singulièrement commun, et je vous avouerai que j’aurais bien voulu qu’il le fût davantage, comme je l’aurais fait si je m’étais avisé plus tôt du mérite du simple et des grâces du naturel, et qu’une éducation littéraire mieux dirigée n’eût jamais placé sous mes yeux que deux modèles achevés de sentiment et de vérité, le Catéchisme historique de M. Fleury et les Contes de M. Galland ; mais si l’on était obligé d’arriver à ce degré de perfection pour écrire, l’art d’écrire serait encore un art sublime, et la presse périrait d’inaction. Ce que votre journal ne vous dira pas, c’est que j’ai adopté cette manière dans la ferme intention de prendre une avance de quelques mois sur l’époque prochaine et infaillible où il n’y aura plus rien de rare en littérature que le commun, d’extraordinaire que le simple, et de neuf que l’ancien. Ce que votre journal vous dira enfin, c’est que le sujet de la Fée aux Miettes rappelle, par le fond, autant qu’il s’en éloigne par la forme, un badinage délicieux qu’il n’est pas permis de paraphraser sous peine d’un ridicule éternel, et que j’avais mille fois moins en vue en écrivant que Riquet à la Houppe et la Belle au bois dormant ; mais si l’on voulait prescrire, après quatre ou cinq mille ans de littérature écrite, la bizarre obligation de ne ressembler à rien, on finirait par ne ressembler qu’au mauvais, et c’est une extrémité dans laquelle on tombe assez facilement sans cela, quand on est réduit à écrire beaucoup par une sotte passion ou par une fâcheuse nécessité. Si ce dernier reproche vous inquiétait cependant sur l’originalité de mon invention, je vous tirerais bientôt, mon ami, de cette crainte bénévole, en déclarant avec candeur que l’idée première de cette histoire doit nécessairement se trouver quelque part. Quant à la Fée Urgelle, je vous dirai au besoin où l’auteur l’a prise, et où l’avait prise avant lui le conteur de fabliaux chez lequel il l’a prise, en remontant ainsi jusqu’à Salomon, qui reconnut dans sa sagesse qu’il n’y avait rien de nouveau sous le soleil. Salomon vivait pourtant bien des siècles avant l’âge des romans ; il avait peu de dispositions à en faire, et c’est probablement pour cela qu’il a été surnommé LE SAGE. I. Qui est une espèce d’introduction. Non ! sur l’honneur ! m’écriai-je en lançant à vingt pas le malencontreux volume… C’était cependant un Tite-Live d’Elzévir relié par Padeloup. Non ! je n’userai plus mon intelligence et ma mémoire à ces détestables sornettes !... Non, continuai-je en appuyant solidement mes pantoufles contre mes chenets, comme pour prendre acte de ma volonté, il ne sera pas dit qu’un homme de sens ait vieilli sur les sottes gazettes de ce padouan crédule, bavard et menteur, tant que les domaines de l’imagination et du sentiment lui étaient encore ouverts !… Ô fantaisie ! continuai-je avec élan… Mère des fables riantes, des génies et des fées !… enchanteresse aux brillants mensonges, toi qui te balances d’un pied léger sur les créneaux des vieilles tours, et qui t’égares au clair de la lune avec ton cortège d’illusions dans les domaines immenses de l’inconnu ; toi qui laisses tomber en passant tant de délicieuses rêveries sur les veillées du village, et qui entoures d’apparitions charmantes la couche virginale des jeunes filles !… – Là-dessus je m’arrêtai, parce que cette invocation menaçait de devenir longue. — L’histoire positive, repris-je gravement, l’expression d’une aveugle partialité, le roman consacré d’un parti vainqueur, une fable classique devenue si indifférente à tout le monde que personne ne prend plus la peine de la contredire !… Et qui m’assure aujourd’hui, par exemple, qu’il y a plus de vérité dans Mézeray que dans les contes naïfs du bon Perrault, et dans l’Histoire byzantine que dans les Mille et une Nuits ? Je voudrais bien savoir, ajoutai-je en rejetant une de mes jambes sur l’autre, car il ne manquait plus rien dès lors à la forme de cette protestation sacramentelle… Je voudrais bien savoir vraiment ce qu’il y a de plus probable, des pérégrinations de la Santa Casa de Lorette, ou de celles du voyageur aérien !… Et puisque la grande moitié du monde croit fermement aux allocutions de l’âne de Balaam et du pigeon de Mahomet, je vous demande, messieurs, quelles objections vous avez contre les succès oratoires du Chat botté ?… Car, enfin, l’historien du Chat botté fut, comme chacun l’avoue, un homme honnête, pieux, sincère, investi de la confiance publique. La tradition dont il s’est servi n’a jamais été contestée dans ce siècle douteux ; le sévère Fréret et le sceptique Boulanger, qui attaquaient à l’envi tout ce que les hommes respectent, l’ont ménagée dans leurs diatribes les plus audacieuses ; les enfants même qui ne savent pas lire parlent tous les jours entre eux d’un chat de bonne maison qui portait des bottes comme un gendarme et qui pérorait comme un avocat ; et si la famille du marquis de Carabas a disparu de nos fastes nobiliaires, ce que je n’oserais assurer, l’extinction des races illustres est un événement si commun dans les temps de guerre et de révolution, qu’on n’en peut tirer aucune induction défavorable contre l’existence de celle-ci… L’histoire et les historiens !… Malédiction sur elle et sur eux ! Je prends Urgande à témoin que je trouve mille fois plus de crédibilité aux illusions des lunatiques !… – — Les lunatiques ! interrompit Daniel Cameron, que j’avais oublié derrière mon fauteuil, où il attendait debout, dans une attitude patiente et respectueuse, le moment de me passer ma redingote… Les lunatiques, monsieur, il y en a une superbe maison à Glasgow. — J’en ai entendu parler, dis-je en me retournant du côté de mon valet de chambre écossais. Quelle espèce d’hommes est-ce là ? — Je n’oserais le dire précisément à monsieur, répondit Daniel en baissant les yeux avec un embarras qui laissait deviner cependant je ne sais quelle arrière-pensée sournoise et malicieuse. Les lunatiques sont des hommes qu’on appelle ainsi, je suppose parce qu’ils s’occupent aussi peu des affaires de notre monde que s’ils descendaient de la lune, et qui ne parlent au contraire que de choses qui n’ont jamais pu se passer nulle part, si ce n’est à la lune, peut-être. — Il y a de la finesse et presque de la profondeur dans cette idée, Daniel. Nous remarquons en effet que la nature, dans l’enchaînement méthodique des innombrables anneaux de sa création, n’a point laissé d’espace vide. Ainsi le lichen tenace qui s’identifie avec le rocher unit le minéral à la plante ; le polype aux bras rameux, végétatifs et rédivives, qui se reproduit de bouture, unit la plante à l’animal ; le pongo, qui pourrait bien devenir éducable, et qui l’est probablement devenu quelque part, unit le quadrupède à l’homme. À l’homme s’arrête la portée de nos classifications naturelles, mais non la portée du principe générateur des créations et des mondes. Il est donc non seulement possible, mais certain… et je ne crains même pas d’établir en principe que si cela n’était point, toute l’harmonie de l’univers serait détruite !… il est incontestable que l’échelle des êtres se prolonge sans interruption à travers notre tourbillon tout entier, et de notre tourbillon à tous les autres, jusqu’aux limites incompréhensibles de l’espace où réside l’être sans commencement et sans fin, qui est la source

BLAGUEPOEME Aux cabinets Malgré l'humour et la vertu Il faut ici montrer son cul Malgré la haine et la fierté Il faut ici se défroquer
Dans L'Express du 12 avril 1957 Qu'un hebdomadaire à grand tirage Paris-Match 1 200 000 exemplaires ait ouvert, la semaine dernière, son numéro sur dix pages consacrées à Bertolt Brecht, voilà qui exprime mieux qu'un long discours l'importance qu'a prise brusquement le plus grand dramaturge allemand de notre époque, mort il y a quelques mois, à 57 ans. C'est une pièce de Brecht qui a inauguré vendredi dernier à Paris le cycle dramatique du Théâtre des Nations, première scène internationale du monde. Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement La Vie de Galilée a été supervisé par l'auteur lui-même à Berlin-Est où se trouve le théâtre du Berliner Ensemble dirigé par Hélène Weigel, la femme de Brecht. C'est donc en quelque sorte son dernier message théâtral que Paris a reçu cette semaine, quelques mois après Londres qui fit un accueil enthousiaste à la troupe allemande. La salle était consciente de l'importance de l'événement. Doublement consciente même chaque représentation proposée par des artistes de derrière le rideau de fer provoque un enthousiasme automatique du "Tout-Paris", habitué des grandes premières. Parfois cet enthousiasme est justifié - Opéra de Pékin, Berliner Ensemble - mais la tâche est souvent ingrate et la claque mondaine peu récompensée de ses efforts. Si, en effet, la connaissance du chinois était inutile pour apprécier les magnifiques danseurs et acrobates de Pékin, celle de l'allemand est indispensable pour suivre cette grande pièce idéologique qu'est Galilée. Il suffisait, pour s'en convaincre, de voir une grande partie du public, doucement endormi, sortir brusquement de sa torpeur à la fin de chacune des treize scènes pour acclamer de confiance ce qu'il ignorait par vocation. Aurait-il d'ailleurs applaudi s'il avait compris le texte ? Il est probable qu'il aurait été choqué ou au moins inquiet, car ce que Brecht dit n'est pas de tout repos. Au cours d'une carrière littéraire de plus de trente ans, Brecht a toujours voulu inquiéter, interroger, troubler. Haereses opportet esse [NDLR "Il faut qu'il y ait des hérésies", Saint Paul, Epître aux Corinthiens], semble-t-il clamer dans chacune de ses pièces, dans chacun de ses poèmes sa grandeur est justement due à sa faculté de voir les choses autrement, de jeter un regard neuf sur tout ce qui semble admis, convenu et naturel Nous vous prions instamment, ne dites pas c'est naturel / Devant les événements de chaque jour. / A une époque où règne la confusion, où coule le sang, / Où on ordonne le désordre, / Où l'arbitraire prend force de loi, / Où l'humanité se déshumanise / Ne dites jamais c'est naturel / Afin que rien ne passe pour immuable. Avant-garde populaireIl faut transformer le monde, a dit Marx, ce maître de Brecht, et le disciple veut le transformer par les moyens qui se trouvent à sa disposition par la parole. Il cherche à montrer dès ses débuts tout ce qui est artificiel dans notre univers et, pour dévoiler les conventions, il utilise une méthode de choc. Le jeune homme qui, immédiatement après la guerre, a quitté sa Souabe natale pour se rendre à Munich, écrit des poèmes qu'aucun journal, qu'aucune revue n'accepte à cause de la virulence de leur ton. Qu'importe, Brecht les présentera lui-même et il chante dans un cabaret de la capitale bavaroise ses chansons incendiaires, annonçant déjà les "songs" de L'Opéra de Quat' Sous qui devaient le rendre célèbre. Car Brecht est célèbre. Ce n'est pas une des moindres contradictions de cet écrivain admiré par l'avant-garde, il est en même temps un auteur populaire et ses pièces se jouent dans le monde entier. Ou plutôt, dans une partie du monde. Ce communiste, car Brecht était communiste, même s'il n'avait pas la carte du parti dans sa poche, est joué à Londres, New York, Paris, Zurich, mais dans les pays de derrière le rideau de fer - sauf Berlin-Est bien entendu - ses pièces restent inconnues. A vingt ans, il est à Munich, et la première chanson qu'il chante provoque aussitôt un scandale retentissant. C'est la Ballade du Soldat mort, où Brecht utilise le ton que Kipling employait pour magnifier les expéditions coloniales britanniques aux Indes. Mais, sous la forme ancienne, on trouve un contenu nouveau la droite allemande et militariste ne lui a jamais pardonné ce poème où un deuxième classe tombé sur le champ de bataille est extrait de sa tombe pour pouvoir continuer la guerre du Kaiser qui assiste, accompagné de ses maréchaux et évêques, à cette résurrection dérisoire. Piscator et Caligari Brecht ne restera pas longtemps à Munich. Il a vite compris que les temps ont changé et que la capitale bavaroise n'est plus le centre culturel qu'elle fut au début du siècle. Même dans un Etat aussi décentralisé que l'Allemagne de Weimar, la vie des arts et des lettres tendait de plus en plus à se concentrer à Berlin. Il a à peine vingt ans lorsqu'il arrive dans la capitale du Reich, ville insolente où s'opposent l'extrême luxe et l'extrême misère. Moi, Bertolt Brecht, je suis des forêts noires. / Ma mère me porta dans les villes / Lorsque j'étais encore dans son sein. Et le froid des forêts / Sera en moi jusqu'à ma mort. Depuis trente-cinq ans, il a souvent vécu dans les villes Berlin, Paris, New York, Hollywood. Mais il ne les a jamais aimées ce campagnard à la tête de Bouddha paysan, au regard calme et matois, se méfiait de cette excroissance artificielle d'une civilisation marchande qu'il condamnait sans rémission. De ces villes ne restera / Que ce qui les traversait / Le vent ! Brecht, cependant, s'accommode de la vie berlinoise. Il s'est d'ailleurs toujours accommodé de toutes les circonstances, sans rien abandonner de ce qu'il estimait essentiel, mais en faisant toutes les concessions apparentes. Et puis, le Berlin d'après-guerre était une ville prodigieusement attachante pour un artiste. Il était aux premières loges pour assister à toutes les transformations et à toutes les expériences et personne ne pouvait encore connaître dans ces années d'inflation folle, où le prix d'un déjeuner augmentait de quelques milliards entre le hors-d'oeuvre et le dessert, l'issue finale du combat. La gauche était encore puissante et la droite, fortement appuyée sur ses positions administratives qui lui assuraient le contrôle effectif de l'Etat, n'osait pas trop relever la tête. La Reichswehr faisait semblant d'être républicaine et à Leipzig on venait justement de condamner à quelques années de forteresse un petit agitateur du nom d'Adolf Hitler qui avait maladroitement tenté un coup d'Etat, encore plus maladroitement exécuté. Dans le domaine propre de Brecht, Berlin fut à l'époque à l'avant-garde de tous les arts. L'expressionnisme triomphait au cinéma - Le Cabinet du docteur Caligari est encore aujourd'hui un morceau de résistance de tous les ciné-clubs - et au théâtre, Erwin Piscator révolutionnait l'art scénique. Brecht s'insère entre ces deux courants. Ses premières pièces sont fortement marquées par l'expressionnisme. Mais en même temps, il cherche déjà à rénover l'art dramatique en s'inspirant des inventions scéniques de Piscator, sans toutefois les imiter. Il est à la recherche de son style. Contre AristotePour se délasser, il écrit des poèmes et le mince volume de poésie qu'il publie en 1924 provoque d'abord la stupeur des milieux littéraires, pour les dépasser aussitôt, et ces vers accèdent comme, il y a quelques années chez nous ceux de Jacques Prévert, à la grande notoriété. Puis en 1925, c'est Homme pour homme, la première pièce vraiment "brechtienne". Depuis un quart de siècle, on a énormément écrit sur la révolution antiaristotélicienne apportée par Brecht au théâtre. Quels sont ses, objectifs et ses véritables intentions ? 1 D'abord Brecht cherche un nouveau public. Le spectateur bourgeois le laisse insatisfait et il veut redonner à l'art dramatique la place dans la cité qui était la sienne dans l'antiquité. Pour lui, le théâtre est une lutte et il ne se contente pas d'amuser ou de distraire, mais veut réveiller le spectateur, afin qu'il participe à la vie de son époque. Le théâtre classique, a écrit Brecht, provoquait chez le spectateur des sentiments, le sien veut l'obliger à des décisions. Il ne s'agit pas de montrer le monde tel qu'il est, mais tel qu'il devient et proposer en même temps une nouvelle conception de l'homme qui n'est plus immuable, mais change selon les conditions sociales. Brecht ne veut plus opérer, comme ses devanciers, en suggérant, mais en éveillant la réflexion par des arguments. La belle époque Inutile de dire que les adversaires ne manquent pas. Brecht prête le flanc à la critique, car, pour populariser ses conceptions, il utilise tous les moyens en écrivant en particulier plusieurs "pièces didactiques" jouées dans les lycées et les usines, s'adressant ainsi à un public qui n'est pas habitué à fréquenter le théâtre. Chez nous, Jean Vilar a voulu se rapprocher d'un public populaire en lui montrant à proximité de son lieu de travail des pièces du répertoire classique ; Brecht, plus radical, se déplace, lui aussi, mais avec une matière qui, elle aussi, et complètement neuve. Le plus grand critique allemand de l'époque, Alfred Kerr, se voile la face et décrète qu'il est faux "de dire qu'il s'agit d'une pièce pour spectateurs primitifs. C'est la pièce d'un auteur primitif". Mais toute cette hostilité n'arrête pas le succès immense qu'atteint, deux ans plus tard, L'Opéra de Quat' Sous. C'est la pièce qui fit connaître Brecht dans le monde entier et, comme toujours, ce succès fulgurant cache un peu le reste de son oeuvre. Brecht n'est pas tout entier dans cette pièce qui est une réussite exceptionnelle, mais par certains de ses aspects en marge de son oeuvre. Grâce au film, grâce à la musique de Kurt Weill, L'Opéra de Quat' Sous reste aujourd'hui une des oeuvres les plus caractéristiques de l'entre-deux-guerres, une de ces pièces qui expriment une époque, mais qui ne la marquent pas nécessairement. Un seul air de cet opéra évoque pour nous aujourd'hui une sorte de "belle époque", telle que les années 20 tendent de plus en plus à se transformer dans le souvenir, mais qui ne fut pas, et de loin, une belle époque. Brecht lui-même n'est pas dévoré par ce succès inattendu. Il écrit encore un "opéra" Mahagonny dont le succès n'atteint pas celui du précédent, puis reprend ses recherches. Il publie d'ailleurs toutes ces pièces dans des cahiers qu'il titre modestement Versuche, mot allemand qui se situe entre essai, recherche et tentative. Mais l'atmosphère politique a déjà changé. La gauche allemande est d'abord en recul, puis en plein désarroi. En Russie, Staline a pris le pouvoir et les premiers communistes s'éloignent du parti. Brecht lui reste fidèle. Son communisme était d'une espèce particulière et on risque de ne pas comprendre nombre de ses attitudes ultérieures en négligeant son caractère sui generis. La seule vertu Après la Révolution d'Octobre, les partis communistes du monde entier attirèrent des enthousiastes idéalistes qui s'éloignèrent à l'annonce du stalinisme. Ces premiers idéalistes furent remplacés plus tard par une nouvelle génération de staliniens, des militants durs, courageux et souvent bornés qui négligeaient la doctrine au profit d'une efficacité immédiate. Brecht se place exactement à mi-chemin entre ces deux attitudes. L'artiste Brecht a une confiance illimitée dans l'homme et la raison humaine. Mais cet optimisme est à long terme et dans l'immédiat on retrouve chez Brecht la méfiance prudente qu'il doit à ses origines paysannes. L'homme est bon, mais la société, telle qu'elle est, est mauvaise et il faudrait beaucoup de temps et beaucoup de luttes pour libérer l'homme de cette gangue artificielle où il se trouve enfermé. Cette période transitoire exige et justifie aux yeux de Brecht beaucoup de compromissions, pour ne pas dire toutes les compromissions. Quoi qu'il arrive, le but reste intact, le communisme reste le seul avenir possible du monde. "Celui qui lutte pour le communisme doit savoir lutter et ne pas lutter, dire la vérité et ne pas dire la vérité, rendre des services et refuser des services, tenir ses promesses et ne pas les tenir, s'exposer au danger et éviter le danger, lutter à visage découvert ou se dissimuler. Celui qui lutte pour le communisme possède entre toutes les vertus une seule c'est qu'il lutte pour le communisme." Embrasse le boucherLa fin justifie donc les moyens et une des plus grandes pièces de Brecht, La Décision, écrite peu de temps avant l'avènement de Hitler, se charge de nous l'expliquer. Quatre agitateurs reviennent de Chine où ils ont exécuté un de leurs camarades, communiste fanatique, mais qui a mis en danger, au nom d'une pureté absolue, certains objectifs immédiats du parti. Le jeune homme comprenant ses erreurs a librement consenti à sa mort, et la Commission du contrôle du parti acquitte les quatre "coupables", car Abîme-toi dans la crasse / Embrasse le boucher, mais / Change le monde il en a besoin. La revue Europe, qui consacre sa dernière livraison à un Hommage à Brecht, publie cette pièce avec infiniment de précautions oratoires. Son traducteur fait état d'une conversation avec l'auteur qui aurait cherché à en diminuer l'importance. Il est parfaitement possible que Brecht ait fait ces déclarations, mais elles ne diminuent en rien la valeur de son témoignage. Brecht était un homme prudent, archi-prudent, et il savait parfaitement que la doctrine de cette pièce n'était pas conforme à la doctrine officielle. Comment le serait-elle, alors que Brecht examine le problème des "mains sales", mais, contrairement au jeune héros de Sartre, rejette la pureté et opte pour la rigueur et la nécessité révolutionnaires ? Le même numéro d'Europe explique, involontairement bien sûr, l'attitude de Brecht qui expose les Cinq difficultés pour écrire la vérité. A ses yeux, il faut avoir 1 le courage de la dire ; 2 l'intelligence de la reconnaître ; 3 l'art de la rendre maniable comme une arme, et 4 assez de bon sens pour choisir ceux qui la rendront efficace. Mais Brecht ajoute une cinquième et dernière condition il faut avoir assez de ruse pour répandre largement cette vérité. L'Occident et l'Inquisition Brecht n'a jamais manqué de cette ruse. Son Galilée est une critique, mais en même temps aussi un éloge de cette ruse et de l'art des compromissions. A un montent donné, Galilée précise sa pensée et aussi celle de Brecht en déclarant qu'il a confiance dans la force lente et patiente de la raison. Galilée est prêt à sacrifier la liberté formelle que lui garantit la République des Marchands de Venise, symbole de l'Etat capitaliste, au bien-être et aux riches possibilités de recherches offerts par Florence qui comportent cependant un inconvénient majeur l'Inquisition. Galilée l'accepte et, en homme subtil, il réussit à parachever son oeuvre, malgré la surveillance et les menaces des inquisiteurs. Est-il exagéré de penser à la situation de Brecht à Berlin-Est qui lui a offert un magnifique théâtre, sans lésiner sur les dépenses, mais imposant en échange un certain contrôle sur sa production, allant jusqu'à la suspension d'une de ses pièces L'Interrogatoire de Lucullus, dont il a été obligé de récrire certains passages pour ne pas déplaire aux puissants du jour ? Cette ruse patiente, on la retrouve dans la vie de Brecht. Lorsque Hitler arrive au pouvoir, il prend le chemin de l'exil, mais il choisit les pays capitalistes et non la Russie pour attendre la chute du dictateur. Il vit à Paris, au Danemark et plus tard en Finlande. Au moment de l'avance allemande dans ce pays, Brecht doit, une fois de plus, fuir et dans un poème il décrit son angoisse, ne voyant sur la carte de la Finlande qu'un seul point le port de Petsamo, dernière frontière de la liberté, susceptible de permettre l'évasion vers l'Angleterre ou les Etats-Unis. Herbert Lüthy, un de ses critiques les plus aigus, s'est étonné à juste titre que ce communiste acharné n'ait vu que ce petit port, porte de l'Occident, et ait perdu de vue toute la grande frontière commune avec la Russie qui donnait accès au pays de ses rêves. McCarthy et la poésie Mais il serait également vain de réclamer Brecht, pour les pays occidentaux qu'il a choisis comme lieu d'exil. Il va à Hollywood, mais il garde toute sa pureté, cette pureté tissée de compromissions extérieures qui n'entament en rien son véritable message. Il a écrit un poème de quatre lignes sur Hollywood, digne et impitoyable Chaque matin, pour gagner mon pain, / Je vais au marché où l'on vend des mensonges. / Plein d'espoir, / Je me range aux côtés des vendeurs. Il reste aux Etats-Unis jusqu'en 1947. Convoqué devant la commission McCarthy, il donne une des illustrations les plus flagrantes de cet art de dire la vérité qui ne s'adresse qu'aux hommes dignes de la recevoir. Mentir à un McCarthy, s'est dit Brecht à juste titre, ne signifie rien, n'engage à rien et ne compromet personne. Il faut lire cet interrogatoire, chef-d'oeuvre d'ironie, de prudence et de dissimulation Question Pourquoi disiez-vous aux ouvriers de se soulever ? Brecht Mes poèmes ne sont pas très bien traduits, monsieur le Président. J'ai écrit ces poèmes en Allemagne au moment où Hitler allait monter an pouvoir. J'ai toujours été antifasciste. Mes poèmes ne s'adressaient qu'aux ouvriers allemands. Puis Brecht rentre en Allemagne. Le Berliner Ensemble, actuellement peut-être la meilleure troupe théâtrale du monde, est sa création. Mais en même temps, Brecht écrivain se tait. Il a peu écrit depuis son retour était-il épuisé, considérait-il sa tâche de directeur de théâtre plus importante que la création littéraire ou était-ce l'Inquisition ? Nul ne le sait, mais il est certain que Brecht a écrit ses grandes pièces dans l'Allemagne pré-hitlérienne et pendant son séjour dans les pays occidentaux. Sa vie littéraire dans une "démocratie populaire" est restée stérile. Entre Staline et GromulkaOn l'a beaucoup critiqué lors de ses prises de position politiques les plus voyantes. Il a consenti à condamner la révolte ouvrière de Berlin en la qualifiait de contre-révolutionnaire et il a écrit pour le 70e anniversaire de Staline un poème d'une platitude désolante. Ses défenseurs le justifient en soulignant le niveau détestable de ce panégyrique qu'ils considèrent comme une protestation voilée contre la contrainte. Récemment, lors du procès du professeur Walter Harich, condamné à dix ans de prison pour avoir essayé d'instaurer une sorte de gomulkisme en Allemagne orientale, on a prétendu que Brecht avait été un des intimes de Harich et qu'il fut au courant de toutes ses activités. Il se peut. Il est probable que Brecht aurait favorablement accueilli une "libéralisation" du régime, mais il est certain qu'il se serait également soumis à un stalinisme victorieux. Les moyens employés ne lui étaient certainement pas indifférents, mais il les considérait, même les moyens les plus criminels, comme une nécessité inéluctable. Dans notre vie tout est faussé, car nous vivons dans une société malade et il ne faut reculer devant rien, jusqu'à "embrasser le boucher" pour en sortir. "De mon temps les routes débouchaient sur le marécage", a-t-il écrit. Il le croyait profondément. Mais il croyait aussi profondément à un avenir meilleur et dans un de ses poèmes les plus bouleversants, il s'adresse aux hommes de cet avenir qu'il considérait certainement comme lointain, pour leur demander pardon Nous savions que / La haine contre la bassesse / Durcit aussi les traits / Aussi la colère contre l'injustice / Rend la voix rauque. Nous / Qui voulions préparer le terrain pour un monde amical / Nous ne pouvions pas être amicaux. / Mais vous quand le temps sera venu où / L'homme sera un ami pour l'homme / Pensez à nous / Avec indulgence. 1 Six volumes sur huit annoncés du théâtre de Bertolt Brecht ont paru aux Editions de l'Arche. Couverture de L'Express n° 303 du 12 avril 1957 Richard Nixon.L'EXPRESS Archive choisie par la Documentation de L'Express Les plus lus OpinionsChroniquePar Gérald BronnerLa chronique d'Aurélien SaussayPar Aurélien Saussay, chercheur à la London School of Economics, économiste de l'environnement spécialiste des questions de transition énergétiqueChroniqueAbnousse ShalmaniLa chronique de Christophe DonnerChristophe Donner
\n\n \n aux cabinets malgré l humour et la vertu
AUXCABINETS Malgré l'humour et la vertu Il faut ici montrer son cul Malgré la haine et la fierté Il faut ici se défroquer Malgré l'amour et la tendresse Il faut ici montrer ses fesses. Poussez ! poussez ! les constipés Le temps ici n'est pas compté Venez ! venez ! foules empressées Soulager là votre diarrhée Car en ces lieux souvent chéris Même le papier y est
Les Afghanes disparaissent de l'espace public dans leur pays, derrière des burkas. Hormis les médecins et infirmières, les femmes n'ont plus le droit de travailler et les adolescentes de 12 à 17 ans d'aller à l'école. Pour les étudiantes aussi, beaucoup de choses ont changé. Témoignage. Le nouveau régime, dont le premier règne brutal à l'égard des femmes entre 1996 et 2001 reste gravé dans les mémoires, a précisé ces derniers jours sa politique à leur encontre, qu'il promet plus modérée que par le passé. Il y a vingt ans, les talibans interdisaient toute éducation et tout travail hors du les étudiantes des universités privées ont été autorisées, officiellement, à reprendre les cours - mais séparées des hommes et avec abaya et hijab obligatoires - tout comme les élèves d'écoles primaires. Les collégiennes et lycéennes afghanes retourneront en cours aussi vite que possible », ont assuré ce mardi 21 septembre les talibans dont l'annonce récente d'une série de restrictions envers les femmes avait fait craindre qu'ils n'interdisent à nouveau aux jeunes filles d'étudier. ► À lire aussi En Afghanistan, face aux talibans, des femmes manifestent pour défendre leurs droits Nous finalisons les choses. Cela arrivera aussi vite que possible », a affirmé Zabihullah Mujahid, porte-parole du régime des talibans, lors d'une conférence de presse à Kaboul, ajoutant que le gouvernement souhaitait offrir un environnement éducatif sûr » aux filles avant leur retour en nombre d'Afghanes continuent de douter de la volonté réelle des islamistes de leur accorder des libertés. C'était déjà comme ça la dernière fois [entre 1996 et 2001, NDLR]. Ils n'avaient cessé de dire qu'ils nous autoriseraient à retourner travailler, mais ça n'est jamais arrivé », avait indiqué lundi à l'AFP une professeure. Elle va rester sans instruction »De fait, la porte s'est déjà refermée pour de nombreuses femmes. C'est ce que raconte Farshi, 26 ans, travailleuse sociale diplômée, l'aînée d'une fratrie de 6 enfants. Une de mes soeurs est en 3e, donc elle est à la maison puisqu'elle n'a plus le droit d'aller à l'école, raconte-t-elle, jointe par Carlotta Morteo, du service International de RFI. Nous sommes très tristes, parce qu'elle va rester sans instruction, alors qu'elle est très intelligente, elle est la deuxième de sa classe. Tout ce qu'elle peut faire, c'est étudier les livres à la maison. » Mon autre sœur, elle, est à l'université, poursuit Farshi. Elle étudie le droit, c'était son dernier semestre. Elle devait passer ses examens, mais ils les ont annulés. Les étudiantes n'ont plus le droit de suivre ces cours. Ils ont éliminé des matières le droit international, l'histoire, la géographie, les sciences de l'environnement, les langues aussi. On n'a plus le droit d'apprendre l'anglais à l'Université et dans les écoles. Il ne reste que les matières basiques le pashto, le dari et les maths. Qu'est-ce qu'on va faire de ça ? » Farshi, elle-même, subit de plein fouet les restrictions, qui s'apparentent à une interdiction déguisée. J'ai une licence et je voulais passer mon Master, confie-t-elle. Mais puisque maintenant nous ne pouvons plus être dans les mêmes classes que les garçons, et que je suis la seule fille inscrite, l'Université n'a pas pu ouvrir une classe rien que pour moi. Je suis tellement déprimée. Je voulais poursuivre avec un doctorat. Tous nos espoirs sont brisés. » ► À lire également DoNotTouchMyClothes face aux talibans, les Afghanes défendent leurs tenues traditionnelles Pour leur sécurité »Les talibans ont également depuis leur arrivée largement limité l'accès des femmes au monde du travail, leur disant de rester chez elles pour leur sécurité » et jusqu'à ce qu'ils puissent organiser la séparation entre hommes et femmes également sur les lieux de 19 septembre, le nouveau maire de Kaboul avait annoncé que dans sa municipalité, les emplois des femmes seraient désormais occupés par des pilule est d'autant plus amère que les Afghanes étaient parvenues, ces dernières années, à gravir les échelons et à être nommées pour certaines à des postes jusque-là réservés aux hommes, de pilote à juge en passant par centaines de milliers d'entre elles sont ainsi entrées dans le monde du travail, une question de survie pour celles que des décennies de guerre ont laissées veuves ou en charge d'un mari handicapé.► À écouter Femmes afghanes Il n'y a plus de possibilité de travailler et d'exercer mon métier de juge»Ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du viceLe nouveau régime afghan a par ailleurs achevé la formation de son gouvernement, qui ne comprend aucune femme ministre ni ministère des Femmes, a annoncé Zabihullah Mujahid. Les talibans ont fait entrer quelques membres d'autres communautés, conformément à leur engagement initial d'avoir un cabinet ouvert à la diversité. Ainsi, le nouveau ministre délégué à la Santé est un membre de la communauté Hazara, minorité chiite persécutée par les talibans dans les années 1990, et celui du Commerce un marchand originaire du Panshir, province d'ethnie tadjike historiquement hostile aux les talibans ne sont pas revenus sur l'absence de place faite aux femmes dans l'exécutif. Ils avaient la semaine dernière installé le ministère de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice, craint pour son fondamentalisme durant le premier règne taliban, à la place de l'ancien ministère des Affaires féminines.► À écouter Littérature sans frontières En soutien aux femmes afghanes avec l'écrivaine Chabname Zariâb
Procèsdu vendredi 13 novembre, la défense, malgré l’effroi. Ils sont trentenaires, tout juste sortis de la très sélecte conférence du barreau La presse profane et les blogs nous ont informé du lancement d’un Cercle défini comme association fraternelle des amies francs-maçonnes d’Emmanuel Macron, président de la République Française. » Cette fraternelle a pour président-directeur général, un blogueur bien connu des maçons, par ailleurs Directeur de la Com de son obédience et ancien du PS. Cet évènement m’a inspiré un plagiat d’un texte de J Dutronc sous forme d’une chanson maçonneuse » comme on en trouve dans le Momasite. Il vaut mieux se moquer les premiers des défauts des maçons, cela désamorce l’antimaçonnisme. JE SUIS OPPORTUNISTE Je suis pour le socialisme Je suis pour le macronisme Et pour le maçonnisme Parce que je suis opportuniste Il y en a qui conteste Qui revendique et qui proteste Moi je ne fais qu’un seul geste Je retourne ma veste, je retourne ma veste Toujours du bon côté Je suis pour le théisme Je suis pour le déisme Et pour l’adogmatisme Parce que je suis opportuniste Je suis pour l’universalisme Je suis pour le féminisme Et pour les soeurs le dégagisme Parce que je suis opportuniste Je suis pour l’écossisme Je suis pour le clubisme Je n’a pas peur d’être profiteur J’en profite pour faire mon beurre Non jamais je ne conteste Ni revendique ni ne proteste Je ne sais faire qu’un seul geste Celui de retourner ma veste, de retourner ma veste Toujours du bon côté Je l’ai tellement retournée Qu’elle craque de tous côtés A la prochaine révolution Je retourne mon pantalon
Dictionnairepratique et essentiel, le nouvel ouvrage d'Anne Ducasse présente les vertus et les propriétés énergétiques de 101 aliments, boissons, épices et aromates en indiquant leur saveur, leur mouvement et leur nature. Connaître et comprendre cela nous permettra d'harmoniser notre alimentation avec notre caractère afin de rester en
Qu'est-ce que le Cabinet Saint Paul ? A Paris, le Cabinet Saint Paul regroupe des professionnels de la santé, sexologues et conseillers conjugaux. Marie-Noel et Olivier Florant, Michel des RoseauxMarie-Noël et Olivier Florant, sexologues et conseillers conjugauxMichel des Roseaux, médecin Olivier Florant, sexologue et conseiller conjugal, théologien et consultant pour le Cler Amour et Famille. A publié aux Presses de la Renaissance "Ne Gâchez pas votre plaisir, il est sacré" utilisé par plusieurs milliers de couples qui souhaitent creuser le sens qu'ils donnent à leur Mars 2011, avec Olivier Florant, j'ai crée le Cabinet Saint Paul de LilleNous sommes deux psychologues diplômés de l'école des psychologues particiens de l'institut catholique de Paris. Olivier Florant pouvant recevoir exeptionnellement pour des consultations de conseil conjugal. Il reçoit principalement à Paris.Les deux associés du Cabinet de Lille reçoivent indépendemment sur rendez-vous Vianney Caulliez et moi-même Servane plus de ma formation initiale, je suis formée en premier cycle de Logothérapie troisième école viennoise de psychologie et de psychothérapieLa Logothérapie face aux besoins de notre époque La frustration existentielle ou vide existentiel», comme l’appelle Viktor Frankl, est sans doute à notre époque une des causes de nombreuses souffrances. Ainsi, certaines épreuves à traverser peuvent être considérées comme une crise où le sens de la vie n’est plus perçu. Qui d’entre nous ne s’est pas un jour posé la question du pourquoi » pour lui-même ou pour un proche ? Deuils, divorces, maladie chroniques, homosexualité déclarée au sein d’un couple… Exemple aussi de celui qui s’égare dans des voies sans issue qui sont autant de névroses, ou celui qui cherche une échappée dans l’alcool ou la drogue, et qui sans aucun doute a laissé se perdre quelque chose du sens et de l’intelligence qu’il pouvait avoir de sa vie. L’homme qui souffre aujourd’hui n’est pas nécessairement pauvre, âgé, malade ou abandonné. Il peut vivre dans de bonnes conditions extérieures, mais il souffre de non-sens ».L’approche de la Logothérapie, développée par Viktor Frankl dans les années 30, s’intéresse à cette recherche essentielle en l’homme. La Logothérapie est une psychothérapie orientée vers le sens. En grec, Logos sens.Et cette orientation sert de ressort thérapeutique. Afin de vous permettre de mieux entrer dans l’Anthropologie de la Logothérapie ainsi que sa pratique, je vous donne quelques précisions sur Viktor Frankl et son regard sur l’homme qui sous tend son Frankl 1905-1997Originaire de Vienne en Autriche, Frankl est de tradition juive, docteur en philosophie, médecin psychiatre et neurologue. Exerçant à l’hôpital de vienne, il se trouve en charge du pavillon des femmes suicidaires. Après de nombreuses études sur l’état physique et mental de ses patientes déprimées, il découvre la composante majeure capable d’empêcher le développement de la maladie ou de la favoriser par son absence ce facteur étant la personnalité spirituelle de la personne. Il est fondateur de la troisième école de vienne de psychothérapie, que l’on nomme Logothérapie. Sa précocité intellectuelle et humaine lui a permis, dés l’adolescence de correspondre avec Sigmund freud. Il a toujours eu conscience de ce qu’il devait à freud qu’il considérait comme un géant de la psychothérapie moderne. Il osait dire qu’il était un nain sur les épaules d’un géant mais étant plus haut placé, il voyait plus loin…Il a ainsi osé une analyse critique de la pensée de Freud ds son livre la psychothérapie et son image de l’homme »Pour Viktor frankl, la personne n’est pas principalement frustrée au plan sexuel comme l’avait développé Freud à son époque mais d’abord au plan existentiel. Pour rester en bonne santé psychique, l’homme a besoin d’une tension spécifique entre lui-même et un sens. Pour Frankl, il existe en l’homme une capacité d’auto transcendance cad qu’il peut se distancer par rapport à la maladie mais sans que cette transcendance ne soit uniquement comprise comme une transcendance théologique. Elle doit être comprise sur fond de conscience et d’ la seconde guerre mondiale, Frankl dû mettre ce concept en pratique dans son existence. Il passa trois années dans quatre camps de concentration et perdit toute sa famille. Il s’y est senti dépouillé de tous ses attributs humains. Dans un camps de concentration, il ne reste aux personnes que la dernière des libertés humaines la capacité dechoisir l’attitude à adopter dans les situations qu’il est obligé de vivre. Ainsi en tant que psychothérapeute, frankl se demande comment aider une personne à devenir responsable de sa vie, si désespérée que soit sa situation ? Frankl est optimiste face à la capacité de l’homme de transcender sa situation et de découvrir la voie qui va le traitement par la logothérapie vise donc à réveiller la volonté de signifiance » qui sommeille en tout homme afin de rétablir la transcendance de l’existence. La logothérapie se fonde sur trois assises -la liberté du vouloir, la volonté de signifiance et le sens de la vie. La liberté de vouloir s’oppose au déterminisme. Elle peut bien sure être restreinte face à la maladie, l’immaturité, ou la sénilité mais cela ne change rien au fait qu’elle existe. Et qu’elle demeure présente malgré les plus lourds handicaps. La volonté de signifiance veut dire que tout homme est animé par le désir et la quête d’un sens. Le sens de la vie exprime cette conviction affirmée la vie est pourvue d’un sens inaltérable. Il peut échapper à la portée de l’entendement mais se retrouve par la mobilisation des forces spirituelles. Le sens de la vie, n’est pas l’objet d’une question mais d’une réponse en prenant dans cette vie nos responsabilités. En conséquence la réponse sera fournie non par un discours mais par un agir, par des actes. La vie ne nous interpelle pas par un discours mais par des faits qui nous sont donnés et nous y répondons à notre tours pas des actes que nous posons. »Frankl en 1993J’aime cette remarque de Frankl que je redis d’ailleurs souvent à mes patients c’est la vie qui pose à l’homme ses questions. Lui, l’homme, n’a pas à interroger pourquoi », c’est lui qui, interrogé par la vie doit répondre à la vie, être responsable face à la vie. Les questions que la vie nous pose, nous ne pouvons les choisir, mais les réponses que nous leur donnons sont témoignage de notre attitude spirituelle la plus sont ces forces spirituelles dont parle la Logothérapie ? Viktor Frankl développe une conception de l’homme selon trois dimensions qui s’interpénètrent somatique, psychologique et spirituelle. Dimension somatique les phénomènes physiques liés au corps. Dimensions psychique états d’humeurs, sensibilités, pulsions, instincts, désirs, affects. Cela regroupe tout le cognitif et l’ reste t il dans le domaine spirituel ? Frankl la définit comme la dimension vraiment humaine au sens profond du terme. C’est la vie de l’esprit le nous en grec. On parle en logothérapie de dimension noétique. On y trouve, les décisions de la volonté autonome l’intentionnalité, les intérêts portés aux objets, la créativité, la religiosité, l’éthique cad la conscience morale, le sens des valeurs, l’ des postulats les plus importants de Frankl est le suivant chez tout homme, la dimension noetique ne peut jamais tomber malade » la Logothérapie s’appuie sur cette force présente en chaque concrètement ? La logothérapie a pour objectif d’aider tte personne à reconnaitre les valeurs qui l’attirent et à faire grandir en elle la conscience de sa propre dignité de personne libre et l’entretien, nous tâchons de mettre la personne en contact avec la voix de sa conscience. » la conscience est le seul miroir qui ne trompe ni ne flatte » disait christine de Suède. Si quelque chose en l’homme approche de près la vérité, c’est en nous cet organe du sens » comme le nomme Frankl. Nous cherchons ce qui, au nom de la vie, lui est demandé de faire. Et ce à la lumière de ses valeurs personnelles valeurs de vécu, valeurs d’attitudes, valeurs créatrices. et non celles du thérapeute bien surValeurs de vécu passent par l’expérience de quelque chose ou de quelqu’un. L’amour par créatrices l’homme qui fait, capacité de travailler et les valeurs qui en découlent. homo faberValeurs d’attitude les plus imp selon Frankl, valeurs qui permettent de faire face à une situation inéluctable, de se dépasser, de s’oublier vertues ? Ce qui est découvert n’est pas toujours chose facile mais c’est libérateur si la personne se reconnait être en cohérence avec elle-même. Il y a d’ailleurs un lien étroit entre le sentiment qu’un homme peut avoir de sa valeur personnelle et celui qu’il a de la valeur de la auquel la Logothérapie s’attache avant tout est de rechercher non la cause des troubles mais la meilleure façon d’y faire face. C’est dc une psychothérapie axée sur la découverte et non le dépistage. Elle cherche les forces saines qui en l’homme aspirent au logos où il retrouve son identité. L’intention paradoxale, préconisée par ex ds les situations de troubles phobiques permet l’autodistanciation, notamment par l’humour et le point fort de la Logothérapie ne réside pas dans un riche répertoire de méthodes mais plus dans l’art de l’improvisation et de créativité du thérapeute, notamment à partir du dialogue socratique, s’adaptant au caractère unique de chaque personne et la détresse unique où il se souligner aussi que derrière l’idée d’auto transcendance, le Logothérapeute cherche à développer les forces permettant à la personne de s’oublier elle même grâce à la déréflexion par exemple. L’homme est un être qui existe pour quelque chose ou pour quelqu’un. Il s’agit pour la personne de réapprendre à diriger toute l’intentionnalité de ses actes vers un bien extérieur, pour l’ »amour » afin de sortir de son conclure, je dirai que toute thérapie authentique est pour une personne similaire à un voyage une rencontre avec ses richesses et ses faiblesses -Dans ce texte je me suis largement référée des paroles d’Elisabeth Lukas, élève de Frankl,. Et directrice scientifique de l’institut d’Allemagne du Sud de Logothérapie. Vous pouvez en savoir plus sur le site
\naux cabinets malgré l humour et la vertu
CORRECTION[5 février 2018] : La version initiale de ce rapport identifiait Access Now et Internet Sans Frontières comme les ONG chefs de file du procès des fermetures d'internet au Cameroun. En réalité, ce sont les cabinets juridiques Veritas du Cameroun et the Media Legal Defence Initiative qui ont intenté le procès. Aux côtés de
Ode aux Cabinets ! Malgré l'humour et la vertu Il faut ici, montrer son cul. Malgré la haine et la fierté Il faut ici, se défroquer. Malgré l'amour et la tendresse Il faut ici, montrer ses fesses. Poussez ! les constipés Le temps ici, n'est pas compté. Venez ! foules empressées Soulagez là, votre diarrhée. Car en ces lieux souvent chéris Même le papier y est fourni. Qu'on y pète ou qu'on y rote Tout est permis au sein des chiottes. Graine de vérole ou de morpion N'oubliez pas de vous laver le fion. De ces WC tant usités Préservez donc l'intégrité. Lire la suite >
vnxL.
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